ADRE - ASSOCIATION DE DÉFENSE DU RIZZANESE ET DE SON ENVIRONNEMENT |
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SECURITE DES HABITANTS SUITE ET FIN
Des failles pleines d’eau Par ailleurs, dans le lit de la rivière, au cours des travaux exploratoires conduits par EDF, une émergence d’eau souterraine a été mise à jour, à l’emplacement même du "micro-site rocheux formant verrou" : un tuyau a été disposé là pour capter l’eau jaillissant de ce forage. Voir photo Pièce 11. Au demeurant, ce trou d’où sort le tuyau n’a pas été creusé pour rien. Il y a eu forcément une problématique qui a poussé EDF à effectuer ce forage à cet endroit précis. (Intervention de la Commune de ZOZA, p 7)
La stabilité du barrage est en cause. Les barrages-poids, par définition, ne doivent leur stabilité, pour résister à la poussée de l'eau, qu’au poids du matériau. Or l’efficacité du poids peut être diminuée par des forces de sous-pression dues à des écoulements d'eau sous le barrage, au contact du rocher ou du béton. (Intervention de la Commune de ZOZA, p. 17).
Il faut garder à l’esprit que la vallée est très étroite, ce qui limite terriblement l’efficacité du poids du barrage… Si, de surcroît, le substrat rocheux et le béton du barrage, du fait de sous-pressions dues à des écoulements d’eau, peuvent se désolidariser, la situation est pour le moins préoccupante. (Intervention de la Commune de ZOZA, p. 18).
Le mépris des habitants Pour EDF le risque du village de ZOZA et de ses habitants compte peu : « On rappellera que l’occupation humaine du fond de vallée du Rizzanese, depuis le barrage jusqu’à son embouchure dans le golfe de Valinco est extrêmement faible, les villages étant situés sur les hauteurs. Dans les 15 km à l’aval du barrage, les habitations les plus proches sont celles de la commune de Zoza ». (Etude d’impact d’EDF, page 214, Sécurité, citée dans l’Intervention de la Commune de ZOZA, p. 19).
"Notre village n’est pas situé sur la hauteur mais dans une cuvette de la vallée. Nos habitations ne sont pas situées à 15 km à l’aval du barrage, mais à moins de 5 km".
"Nos maisons ne sont pas à 40 m au-dessus du cours d’eau, mais les plus proches sont à vingt mètres seulement au-dessus des flots du Rizzanese, à l’aval du barrage projeté". Voir photo du village de ZOZA Pièce 13.
"En cas de rupture du barrage, plus d’un million de mètres cubes d’eau, d’arbres et de rochers dégringoleraient avec une énorme vague qui balayerait tout dans la vallée dans un mouvement de balancier d’une rive à l’autre".
"La commune de Zoza est située dans la zone dite de proximité immédiate du barrage, la zone qui connaîtrait, suite à une rupture totale ou partielle de l'ouvrage, une submersion de nature à causer la ruine complète et définitive du village". (Intervention de la Commune de ZOZA, p. 20).
Cette étude sur la sécurité présentée par la Commune de Zoza au Conseil d’Etat n’a pas retenu l’attention.
A croire que les leçons des barrages de Malpasset (400 morts en 1959) et de Vajont (2.000 morts en 1963) veulent être effacés des mémoires. Le barrage de La Tullière qu’EDF donnait comme modèle de maintenance, s’est écroulé début 2006.
Tous ces cas ont été présentés au Conseil d’Etat.
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